André Cadiou, résistant du mouvement Vengeance

Seul Bannalécois à revenir vivant des camps de la mort, André Cadiou, chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de Guerre, a donné son nom à la rue reliant le rond-point de Tromelin à la salle Jean Moulin.

Né à Bannalec le 25 décembre 1919, André Cadiou était ouvrier mécanicien auto de formation. Sportif émérite, il a fait les beaux jours du club de football de la Fleur de Genêt, dans sa jeunesse. Dès le début de l’Occupation, il s’engage dans la résistance au sein du groupe Vengeance, alors que les troupes allemndes occupent Bannalec. En 1942, il rejoint la région de Gourin où il prend le maquis. Arrêté au début de l’année 1944, lors d’une rafle, il est incarcéré dans un premier temps à Guingamp, puis à Angers. Au mois de juin 1944, il est transféré à la prison de Compiègne puis déporté très rapidement au camp de Dachau.

Il est libéré au mois de mai 1945, il sera le seul Bannalécois à revenir vivant de ces camps de la mort. A son retour à Bannalec, André Cadiou s’installe comme transporteur-routier et en même temps il s’investit dans la vie communale, au sein du comité des fêtes et dans celui du quartier de la Gare. Père de deux enfants, en 1946, il entre au corps des sapeurs-pompiers où il officie durant vingt ans. De 1947 à 1965, il est d’abord conseiller municipal avec Lucien Picard, puis adjoint au maire avec Pierre Boëdec, durant six ans.

André Cadiou était également président de l’Union bretonne des combattants (UBC) et président des FFI, deux postes qu’il a occupés de nombreuses années. Il est décédé le 9 février 2001 à l’âge de 81 ans.

andré cadiou et sa femme