Guy Le Goapper, résistant mort en déportation

Guy Le Goapper a été déporté à l'âge de 20 ans au camp de concentration de Neuengamme, le 28 juillet 1944. Il est décédé le 31 mars 1945, dans le camp annexe de Kaltenkirchen, près de Hambourg.

Plusieurs noms de rues et de places de la Commune sont liés à la Résistance et à ces hommes qui ont donné de leur jeunesse et risqué leur vie pour notre liberté. Guy Le Goapper, membre comme André Cadiou, du groupe de résistants « Vengeance » formé autour de Louis Lavat, n’aura pas cette chance. Il décèdera en Allemagne.

Tous deux font partie du groupe d’une dizaine d’hommes ayant attaqué un train de munitions allemand stationnant en gare de Bannalec dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943. Quelques heures après l’attaque, Guy Le Goapper est fait prisonnier et transféré à Kerfeunteun avec quatre de ses compagnons d’infortune. Trois autres seront arrêtés quelques semaines plus tard. Six d’entre eux seront fusillés en avril 1944.

Entre temps Guy Le Goapper, né le 21 décembre 1923 à Bannalec, sera incarcéré à Rennes, puis à Compiègne le 29 juin 1944. Déporté le 28 juillet suivant de Compiègne à Neuengamme, il décède le 31 mars 1945 à Kaltenkirchen, camp annexe de ce tristement célèbre camp de concentration, situé à 25 kilomètres de Hambourg. Sur les 1090 déportés finistériens, 549 vont mourir en déportation.

Afin de perpétuer le souvenir de ce Bannalécois, la place de la Gare porte désormais le nom de Place Guy Le Goapper, « en l’honneur d’un homme qui a marqué l’histoire de notre commune. Bannalec se doit d’honorer ces personnages qui ont donné leur jeunesse et leur vie pour notre liberté », a souligné le maire dans son intervention. Il est en effet important de  « perpétuer le souvenir de tous ceux qui ont fait preuve d’un grand courage, pendant l’occupation allemande. Ce devoir de mémoire est important pour les futures générations « .