La chapelle de Trébalay

La chapelle de trébalay est située au sud-ouest de la commune. Elle est dédiée à Sainte Triphine, fille de Warok, comte de Vannes. Sainte Triphine est la mère de Saint Trémeur qui fut décapité par son père le terrible et sanguinaire Conomor, roi de la Domnonée au VIème siècle. C'est pourquoi, Saint Trémeur est toujours représenté portant sa tête entre ses mains.

Cet édifice date du début du XVIème siècle mais le chœur à chevet polygonal ainsi que son clocher sont du XVIIème. Le chœur est éclairé par deux fenêtres latérales. L’une au nord-est, est de style gothique et a été construite avec le remploi des pierres du chevet plat à l’origine l’autre, au sud-est, est en plein cintre.

La chapelle de Trébalay en 1945

La chapelle de Trébalay en 1945

Sur le mur du chevet, on remarque dans une cartouche rectangulaire aux angles arrondis de bas en haut : un double cordon de feuillage enserrant une roue à huit rayons surmontée à gauche, d’une mitre et à droite, d’une crosse tournée vers l’extérieur. Ce sont les armes de Jacques de TRECEVILLY, officier claustral de l’abbaye de Ste CROIX de QUIMPERLE depuis le 12 mai 1569. Cette chapelle appartenait en effet à une trêve qui fut donnée dès 1030 par le comte de CORNOUAILLE, Alain CANIART, aux moines de l’abbaye. Cette donation figure dans le cartulaire de Ste CROIX aujourd’hui conservée à la prestigieuse Bristish Library de Londres.

Le placître s’orne de deux croix. Sur l’une d’elles, on remarque un CHRIST en méplat, à peine ébauché, sculpté en bas relief sous une arcature tréflée.

Avec la chute du toit en 1943, la chapelle est tombée en ruines et fut même menacée de destruction d’autant que l’ouragan de 1987 avait fait tomber la flèche du clocher. Depuis cette date, un comité regroupant les habitants du quartier et leurs amis ont entrepris la restauration complète de cet édifice qui s’est conclue en 2008 par la pose d’une nouvelle toiture aux ardoises cloutées posée sur une imposante charpente chevillée à l’ancienne. Les travaux d’embellissement de la chapelle se poursuivent maintenant à l’intérieur même de l’édifice.

Après l'ouragan de 1987

Après l’ouragan de 1987

A voir : le panneau de présentation au chevet et auprès de la porte sud : la pierre tombale de l’Abbé Le Guellec, curé de Trébalay.

Dans les années 1970, au cours d’une fouille pour vérifier la prise du paratonnerre de l’église paroissiale, les services municipaux ont découvert cette pierre tombale. Elle mesure environ 1m30 sur 80 cm. Elle est gravée d’une croix, d’un bénitier et d’une hostie. Elle porte les inscriptions suivantes :

Ci-gît M. LE GUELLEC, curé de Trébalay, Bannalec 1786, mort l’an 1813

D’après les feuilles d’archivage du presbytère de Bannalec, il s’agirait bien de la pierre tombale de M. Le Guellec, curé de Trébalay en 1786. Cette pierre proviendrait du cimetière de la chapelle qui fut trêve jusqu’en 1792, ce qui lui conférait les mêmes prérogatives qu’une paroisse.

Le Pardon en l’honneur de Ste Triphine est célébré le 2ème dimanche de juillet.

Pour toute visite, s’adresser en Mairie qui contactera un bénévole.

En 1990, après reconstruction du clocher

En 1990, après reconstruction du clocher